Le 20 novembre 2009 rappelle le vingtième anniversaire de l’adoption par les Nations Unies de la Convention relative aux droits de l’enfant. Cent quatre-vingt-douze pays l’ont adoptée, sauf les États-Unis et la Somalie. Y a-t-il lieu de célébrer?Pourquoi une Convention qui, en principe, doit protéger les droits des enfants? Nous le savons, les enfants sont les êtres les plus vulnérables de la création, dépendants en tout du bon vouloir des personnes adultes. Sans défense, ils peuvent grandir ou être voués à tous les malheurs.
Un enfant, c’est un miracle absolu en même temps qu’une question lancinante quant à son avenir. Un enfant, c’est le bonheur des parents ou bien un poids que personne ne peut assumer. Un enfant, c’est une source de ravissement et une source d’inquiétude. Un enfant, c’est un être fragile mais qui renferme toutes les possibilités.
Que faisons-nous de nos enfants? Question au cœur de toutes les décisions, à la fois des parents, des enseignants, des gouvernants, des éducateurs et éducatrices. Les enfants ont des droits certes, mais avant tout, ils sont l’avenir du monde.
Quelle est la situation des droits de l’enfant après vingt ans? Les Nations Unies font le point : il y a eu des progrès bien sûr mais des améliorations sont encore à venir.
En tant qu’éducatrices dévouées toute leur vie au bien-être de ces êtres fragiles, que faisons-nous aujourd’hui pour l’amélioration de leur condition? Après avoir pris position en 2004, comme Congrégation, contre la traite des femmes et des enfants, nous savons fort bien que, dans plusieurs pays, les enfants sont encore exploités de multiples façons et ne vivent pas leur enfance comme ils y ont droit: que faisons-nous? Faisons-nous entendre notre voix pour que cette situation cesse?
En cette journée anniversaire,
les enfants du monde
nous supplient de les aider à vivre mieux.
Les entendons-nous?
Soeur Monique Thériault, s.n.j.m.