jeudi 19 février 2009

Justice tous les jours

La journée mondiale de la justice sociale est soulignée pour la première fois en ce 20 février 2009. Adoptée à l’unanimité par les 192 États membres des Nations Unies lors de leur Assemblée générale de novembre 2007, elle rejoint notre charisme qui comporte "un souci particulier pour les pauvres et les défavorisés", dans sa dimension à la fois individuelle et collective: soin des personnes mais également influence pour changer les structures injustes.

Deux volets de la justice sont mis en évidence : la défense des droits et l’imputabilité des gouvernements.

L’Assemblée a reconnu « la nécessité de consolider davantage les efforts de la communauté internationale pour éliminer la pauvreté et promouvoir l’emploi à plein temps et le travail décent, l’égalité des sexes et l’accès à l’assistance sociale, à la justice pour toutes et tous. »

Une société pour tous et toutes, la distribution équitable des revenus, l’accès aux ressources pour tout le monde, la justice sociale en somme, voilà ce à quoi se sont engagés les gouvernements signataires. Que fait notre gouvernement en ce sens?

Et nous dans tout cela?

Que faisons-nous devant ces crises qui sévissent actuellement partout sur la planète, y compris sur notre territoire proche? Les souffrances des pauvres sont-elles dans nos préoccupations quotidiennes? Les besoins humains fondamentaux, vous connaissez? La nourriture, l’eau, les soins de santé, un logement convenable, l'éducation de base, tout cela assaisonné d'amour. Qui en est privé?

La justice sociale, c’est tous les jours et tout le temps qu’elle se vit, pas seulement une journée par année.

« Justice et paix s’embrassent. »
Si tu veux la paix, travaille à la justice.

Qu’en pensez-vous?
Sr Monique Thériault s.n.j.m.

lundi 2 février 2009

2 février : Journée mondiale de la vie consacrée

À la suite du synode de 1994, le 2 février, fête de la Présentation de Jésus au temple, a été choisi par Jean-Paul II pour rappeler et célébrer la présence des religieuses et des religieux dans le monde. Au Québec, il y a eu des années de présence visible et massive de religieux, aujourd’hui, leurs modes de présence ont changé, ils sont moins apparents, moins médiatisés mais non moins réels. La vie consacrée est là, toujours vivante et sans doute pour longtemps encore.

La vie consacrée a pris, au cours de l’histoire, plusieurs formes selon les besoins de la société. Au début de l’Église, elle a été exclusivement contemplative puis, comme toute vie, elle s’est transformée pour devenir plus insérée dans des milieux aussi divers que les institutions d’enseignement, le milieu de la santé et même les bidonvilles des pays en voie de développement. La Congrégation SNJM pour sa part, fondée au XIXe siècle, a été et est toujours une congrégation apostolique qui se veut proche des personnes qu’elle accompagne.

L’après Concile Vatican II a connu une nouvelle floraison de formes de vie consacrée ; des communautés qu’on a appelées nouvelles ont surgi un peu partout dans le monde, des personnes laïques se sont associées pour partager le charisme, la spiritualité et même la mission des communautés anciennes. Le portrait de la vie consacrée change et changera encore.

Le 2 février, nous rendons grâce à Dieu pour cette multitude de femmes et d’hommes qui ont dédié leur vie à Dieu pour être témoins de valeurs importantes pour l’humanité : attention aimante aux autres, don de soi le plus désintéressé possible, contribution à la construction d’une meilleure société, justice pour toutes et tous, fraternité, paix, partage, intériorité, quête de sens, relation à un transcendant. Toutes valeurs que la vie consacrée essaie d’incarner dans le monde réel.

La vie consacrée demeure un mystère mais si elle n’existait pas… il faudrait sans doute l’inventer.
Sr Monique Thériault s.n.j.m.