Sur toutes les tribunes du 8 mars, LA FEMME a été regardée à la loupe, analysée dans toutes ses dimensions, louée pour son influence dans l’histoire des peuples et des familles. On vantait à qui mieux mieux ses qualités dites féminines et même ses qualités (suprême hommage) dites masculines. On a chanté d’une même voix : hommage à LA FEMME !Trois jours plus tard, tous et toutes ont repris leur routine. Les projecteurs de l’actualité montrent une autre réalité, la « une » des journaux est occupée par des titres plus accrocheurs, LA FEMME est retournée à son rôle à multiples facettes, mais somme toute assez effacé.
Pourtant l’adage dit bien : « Cherchez la femme ». Quelqu’un a même osé affirmer : « En arrière de tout grand homme, il y a une femme ! » et des auteurs se sont ingéniés à le prouver par des faits.
C’est bien qu’une fois par année, LA FEMME soit mise en avant-scène. Et pourtant, c’est tous les jours que la présence des femmes, en quelque sorte, change le monde.
Qui n’a pas entendu parler des femmes africaines qui sont les championnes de l’économie solidaire, des femmes du Rwanda qui ont reconstruit leur pays après le génocide, des grand’mères qui, pendant des années, ont monté la veille sur la place de Mai ? Qui n’a pas entendu parler de femmes hors du commun qui ont dirigé de grandes organisations ou même des pays ?
CHERCHEZ LA FEMME CONSACRÉE
Et chez les femmes consacrées à Dieu, il y a une large panoplie de femmes plus grandes que nature. Au Québec, après les fondatrices bâtisseuses, la liste est longue de celles qui, tout au long de l’histoire, ont quotidiennement et patiemment été présentes à la vie et qui se sont données aux mieux-être de la population de leur temps.
Pour paraphraser le dicton populaire : « En arrière de plusieurs grandes œuvres, il y a des femmes consacrées à Dieu ». Je pense aux éducatrices qui, au prix de grands sacrifices, ont bâti des écoles pour y former des générations de femmes. Je pense aux hospitalières qui, à même leurs maigres économies, ont fait construire des hôpitaux un peu partout. Je pense aux sœurs engagées dans les œuvres sociales qui ont ouvert des lieux pour le soin des femmes et des enfants abandonnés ou maltraités.
En tant que SNJM nous nous souvenons que notre fondatrice, Mère Marie-Rose, elle-même femme remarquable, nous a légué la promotion de l’éducation et du soutien aux femmes et aux enfants.
Il y aura toujours lieu de proclamer :
Hommage aux femmes de tous les horizons
et hommage aux femmes consacrées à Dieu
du passé, du présent et de l’avenir !
L’humanité a besoin d’elles.
Sr Monique Thériault s.n.j.m.