
Il y a deux ans, comme SNJM, nous avons pris position collectivement et publiquement, pour demander que l’eau soit considérée comme un bien public et un droit pour tous et toutes.
Nous ne sommes pas seules. Au Canada et partout dans le monde, des gens élèvent leur voix pour le soutien de l'eau comme bien public et contre la privatisation de l'eau. Parci ces voix: celles de jeunes qui vont en ce sens. L’occasion nous est donnée de nous joindre à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, à la Coalition Jeunesse Sierra et à l'Institut Polaris le 11 mars prochain pour une première au Canada, la Journée sans eau embouteillée ! Débarrassons-nous de la bouteille et ouvrons le robinet!
Appuyons la campagne!
Des organisations du pays tout entier participent activement aux actions de la Journée sans eau embouteillée, les soutiennent au sein de leur collectivité et s'engagent à la campagne en adoptant des résolutions qui en appuient les objectifs et demandent à leurs membres de s'engager à la Journée sans eau embouteillée.
Lorsque nous commençons à accepter que le seul moyen d'obtenir de l'eau potable est de l'acheter, il est facile d'accepter que l'eau, qu'elle provienne d'un robinet ou d'une bouteille, puisse être achetée et vendue sur le marché libre. Il en ressort une structure où deux systèmes d'approvisionnement en eau seront disponibles : un pour les riches et un pour tous les autres.
Rappelons-nous que :
· Les fabricants d’eau embouteillée sont le point final de la chaîne d’approvisionnement qui contient certains des plus importants agents de pollution de la planète. Les matières premières primaires en polymère de téréphtalate d'éthylène (plastique PTE, utilisé pour la fabrication de la plupart des bouteilles d’une portion) sont issues de produits chimiques toxiques dérivés du pétrole brut. L’extraction de ces matières premières primaires exige la participation des sociétés de pétrole et de pétrochimie comme British Petroleum, ExxonMobil et Shell.
· Il faut d’énormes quantités d’énergie pour produire des bouteilles de plastique : environ 3,4 mégajoules pour fabriquer l’emballage, la bouteille et le capuchon d’une bouteille de plastique d’un litre (Source : Pacific Institute). La production des 31,2 milliards de litres d’eau embouteillée consommée chaque année aux États-Unis requiert plus de 17 millions de barils de pétrole (Source : Pacific Institute).
L’avenir de la planète nous appartient !!!
2 commentaires:
Monique,
Combien je suis d'accord avec ce rappel!
Aujourd'hui, 11 mars, et tous les jours buvons l'eau du robinet!
De plus, nous ne savons pas depuis combien de temps l'eau a séjourné dans sa bouteille de plastique (de l'usine au camion, au magasin et dans notre réfrigérateur)!!! tandis que l'eau du robinet, nous savons qu'elle est fraîche.
Vive l'eau fraîche!!!
"Notre" eau devrait rester non-commercialisable. La dernière publicité de Fido qui dit que leurs cellulaires sont "verts" parce qu'ils sont produits de plastique recyclé avec l'image d'une bouteille d'eau, démontre clairement combien la bouteille d'eau est ancrée dans les habitudes, principalement chez les plus jeunes. Cela nous laisse croire à des vertus un peu biaisées et certainement idéalisées.
D'ailleurs certaines eaux embouteillées sont tirées directement d'aqueducs de ville et filtrée dont nous défrayons déjà le traitement.
Vive l'eau du robinet!
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